Piscine Claire obscure

MEMOIRE DE FEMMES

 

PISCINE CLAIRE OBSCURE

OU

LA TENTATION D'UN IMPOSSIBLE

 

Dédié à Natacha, d'après une histoire vécue

 

 

Par une soirée d'un bel été Natacha fait quelques brasses dans la piscine de sa propriété, en habit de ciel, c'est-à-dire nue... Sa grâce dans l'eau ne fait qu'ajouter à sa beauté naturelle, elle dont le teint blanc rappelle les marches de l'Est dont elle est originaire. Lointain territoire où les femmes sont belles comme des apparitions divines, et passionné entre deux cultures la germanique et la slave... en elle bouillonne un tempérament de femme racée et distinguée, ayant la prestance naturelle des princesses polonaises...

 

Chacun de ses mouvements dans l'eau est comme un hymne à la volupté, elle est seule au monde dans les eaux primordiales où se créent la vie, mais voilà que trois jeunes gens arrivent qui ont la vitalité et la fraîcheur de leur âge, mais aussi une certaine naïveté qui les rend si taquins.

 

Ils aperçoivent d'un regard lointain une forme féminine fendant les ondes avec volupté, apercevant de ci et là en un balancement harmonieux, ces fesses si cambrées qu'elles en sont désirables même pour l'homme le moins sensuel de l'univers...

 

Natacha s'aperçois avec stupeur qu'elle est observée, alors elle regagne rapidement le bord de la piscine, afin de cacher ses formes si généreuses, étant sans le moindre habit si ce n'est le vernis de ses ongles.

 

L'un des trois jeunes est le fils de cette nymphe, et se recule, un peu gêné, mais malgré tout admiratif pour cette mère si belle. Mais ses deux amis sont comme envoûtés par cette véritable théophanie féminine, ils savent qu'elle a la cinquantaine, elle est à leurs yeux comme l'incarnation même de la Déesse Mère des temps anciens, adorés dans des sanctuaires-sources. Ils se précipitent alors tels des orants, afin de lui apporter l'offrande d'une bise, exactement comme en ces temps préhistoriques, où les fidèles de la Déesse Mère allaient déposer dans l'obscurité de la nuit et dans le crissement de l'eau un baiser respectueux sur le corps de la divinité.

 

Natacha ne se doute pas qu'elle est en train de revivre malgré elle, un rite ancien de fécondité et d'adoration de la Femme déifiée. Les deux jeunes gens s'approchent, ils n'ont pas vingt ans, les yeux pleins de songes et d'émerveillement... Elle est alors très gênée, rougie en elle-même. Ils voient alors ses cheveux blonds dévalant les pentes de son visage comme un torrent impétueux de sensualité et ses grands yeux bleus sont comme un océan, un abîme sans fond, où ils se noient volontiers.

 

Croyant être cachée, Natacha offre au contraire le spectacle charmant de son corps illuminé par les lumières de la piscine, et les deux jeunes hommes sont comme cloués sur place par une force mystérieuse, plus forte que la raison.

 

Cette moderne nymphe est très ennuyée, comprenant que ces charmes si raffinés ont ensorcelés ces hommes-enfants, elle commence à sentir la fraîcheur de la nuit et son corps est traversé d'un véritable frisson. Une chair de poule caractéristique qui fait darder ses seins, qui pointent dans l'eau et semblent gonfler comme sous un obscur désir.

 

Cette femme si belle craint que les jeunes gens aperçoivent ce détail et soient pris d'un désir irrépressible, elle qui pourrait être leur mère mais dont le corps est celui d'une femme éternelle, désirable, fragile, délicate mais forte par l'expérience de sa vie.

 

Pendant un instant en symbiose avec l'esprit des jeunes gens, elle pense à l'impossible :

 

- Les deux jeunes gens s'agenouillent, et caressent ses épaules nues, lui faisant ressentir un fort coup de chaleur, qu'elle essaie difficilement de masquer, puis une des paires de mains glissent sous l'eau à la hauteur de ses seins insolents, qu'ils caresses, malaxe. Natacha est alors prise d'une véritable convulsion interne, comme un choc électrique dont l'eau ne fait qu'amplifier le phénomène. Elle laisse échapper un profond soupir, et se cambre naturellement dans l'eau, comme pour recevoir un hommage invisible de quelques esprits des ondes. Elle a envie de faire la planche pour recevoir ces caresses comme un hommage à sa beauté, l'émerveillement de ces jeunes pour elle une femme « femme » l'attendrie profondément, elle aimerait tant leur offrir ceux qu'ils ressentent d'elle.

 

Mais tout à coup elle se réveille de ce songe, la réalité est autre, les deux jeunes gens lui proposent d'aller chercher sa serviette de bain, afin de pouvoir l'admirer nue en dehors de l'eau. Mais cette vision même fugitive, pourrait allumer chez ces jeunes un incendie qu'il serait difficile d'éteindre. La voix du fils retentit comme l'appel à la raison, et ils laissent cette Déesse Mère à son élément naturel : les eaux vives d'un fleuve de vie en son temple intérieur.

 

Ils s'éloignent alors et Natacha peut enfin sortir avec crainte néanmoins, celle d'être vue par les deux amis, qui garderont longtemps en leur mémoire ces quelques minutes, qui seront comme des siècles dans leurs rêves et fantasmes secrets.

 

Natacha fut pour cette nuit comme la Femme la plus belle de l'Univers, incarnant l'idéal de féminité et d'érotisme, de jeunes gens à qui son corps est  comme un livre sensuel ouvert, leur donnant le goût des amours et du Bonheur.

 

Nouvelle crée d'après expérience réelle le Vendredi 4 Juillet 2003

 

 

 



Article ajouté le 2006-04-03 , consulté 289 fois

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