Après midi oublié

MEMOIRE DE FEMMES

 Après midi oublié

 

La chaleur était insupportable en cet après midi d'été, mais elle m'empêchait point les élans de l'amour. Eric le mari de Natacha ne put résister aux charmes de sa femme qui été semblable à un ange sensuel ne demandant qu'à ouvrir ses ailes, pour s'élancer vers les cimes du plaisir conjugal. Les deux conjoints se mirent en tenue du jardin de délices, et ils s'accouplèrent avec l'entrain de jeunes amants, ce qui était charmant. Mais cette scène d'une union somme toute banale, allait prendre d'autres dimensions, une autre envergure dans l'esprit d'un jeune garçon qui devait découvrir un salon des secrets...

 

Le jeune Alexis, le fils de Natacha et Eric, entendait comme un bruit sourd, ou plutôt comme un souffle étouffé, rythmé comme le battement d'aile d'un papillon butinant une fleur aux milles coloris. Il avait alors 15 ans, un âge de transition vers l'état adulte qu'il atteindrait très bientôt, intrigué par ce souffle qui ressemblait à une profonde inspiration, ou une forte respiration, ne pouvant définir, il choisi d'aller explorer l'inconnu, comme un de ses héros favoris de Jules Vernes allant braver le mystère du Centre de la Terre.

 

Il avance doucement, comme un félin se dirigeant vers sa proie avec prudence, la nature de ces gémissements, de ce souffle l'intriguait, allait-il découvrir une de ces bêtes étranges qui peuplent les livres fantastiques, tapie dans le salon et prête à s'enfuir au moindre regard qui trahirait sa présence? L'imagination du jeune garçon allait bon train, son cœur battait la chamade d'émotion, car pour lui c'était vraiment aller au devant de l'inconnu, qui ou quoi pouvait émettre de tels sons?

 

Il pousse silencieusement la porte du salon et découvre avec stupeur le dos d'une fille comme il en a jamais vu, mais aussi son cul, ses jambes, enjambant un garçon. Le corps de cette fille semblant pris de convulsion, et ses fesses rythmant comme une danse à la signification inconnue.

 

 

Il n'en croit pas ses yeux lui qui avait entendu parler du corps des filles, mais n'avaient jamais eu l'occasion d'en voir un nu, voila qu'une de ces filles était là devant lui, et ses yeux fixaient avec émotion le jeu de cette paire de fesse si cambrée, dont la couleur blanche tranchée avec la pénombre de la pièce. Les gémissements provenaient donc de cette fille qui à chaque ondulation de son corps émettait un souffle étouffé, qui  ne demandait qu'à percer le silence.

 

Il sentit alors comme une gêne en bas de son pantalon, il avait alors une érection, une des premières en présence d'une vraie femme, même si elle n'était pas sa copine. De temps à autre, il pouvait observer les seins visibles, en raison d'un dandinement du corps, mais aussi de leur massage par le garçon en question, ils semblaient comme dressés dans l'obscurité comme si ils allaient lacher des gerbes de laits nourricier. Tout à coup en son esprit par association d'idée, fille, lait, devant aboutir au mot : femme. Mais oui, se dit-il ce n'est pas une fille qu'il apercevait, mais une femme dans la gloire de sa féminité. Alors à cette idée, il éprouva encore plus de trouble, de désir, face à cette scène qu'il n'aurait pas du voir. Il découvrait alors que les fesses d'une femme était en fait une grande source de plaisir pour l'homme et pour sa partenaire, et n'était pas qu'un pur objet pratique objet de blagues scatologiques au lycée. Les "grands" en parlaient autrement et il comprenait pourquoi.

 

Il avait envie de s'approcher plus, pour apprendre plus, mais comment faire ne pas se faire voir, de ce couple en train de s'aimer, il ne comprenait pas encore qu'il s'agissait tout simplement de ses parents, et que cette femme qu'il trouvait si belle, qu'il avait envie de découvrir était sa mère.

 

Si il était invisible se disait-il il aurait de la chance, mais ce n'était qu'au cinéma que de tels prodiges arrivaient. Il voyait le corps de cette femme se cambrer de temps en temps, sa tête basculant en arrière violemment et revenant aussitôt, les cheveux comme pris d'une danse de saint gui, mais l'obscurité faisait qu'il ne reconnaissait pas sa mère, et il se demandait également quels étrangers avaient pu bien se faufiler dans la maison et profiter d'un canapé pour se livrer à leur union.

 

Il pensait prévenir ses parents qui étaient peut être au-dehors, mais avant il prendra le risque d'en savoir plus sur cette mystérieuse femme. Il eut l'idée audacieuse de se mettre à plat ventre, en essayant de ne pas trop penser à cette femme-fille qu'il observait afin de ne pas être gêné dans ces mouvements. Et il avança ainsi sans être vu par le couple, jusqu'au bord du canapé, où se dressant légèrement il pouvait observer les pieds fins, les jambes harmonieuses, les fesses galbées, en un mot le corps de cette femme, dont la proximité lui donna un vif désir malgré son jeune âge, qu'il avait du mal à maîtriser.

 

Il entendait un nouveau bruit inconnu, comme un tissu soyeux mouillé que l'on froisserait doucement, avec de temps à autres des claquements secs, comme lorsque l'on salive dans la bouche. Il ne comprenait pas de quoi il s'agissait. Il remarquait qu'une main de l'homme tenait un pied de la femme dans sa main, mais l'autre pied était libre, la main étant posée le long des jambes de cet être féminin, qui prenait pour le jeune garçon des allures d'apparition surnaturelle.

 

Une idée qui lui semblait impossible à réaliser se fit jour en lui, écoutant comme un instinct des temps premiers, il osa sans trop réfléchir attraper le pied libre de cette femme avec sa main.  Il enveloppa délicatement le pied de sa main, toujours en restant caché, tirant son bras, et ne laissant dépasser que ses yeux pour observer.

 

La sensation qu'il éprouva fut alors des plus troublantes, la plante du pied de Natacha était très chaude, et dès qu'il referma sa main sur lui, elle semblait réagir en cambrant son pied dans sa main. Elle pensait que c'était la main de son mari, mais il n'en était rien et ne se rendait compte de rien, en raison du fort plaisir qu'elle éprouvait avec Eric, cette main ne pouvait qu'être celle d'Eric et ne se posa aucune question, quant à son mari il continuait son œuvre conjugale ne se rendant pas compte qu'une troisième personne, leur fils, était présent.

 

Alexis avait maintenant un contact avec sa mystérieuse inconnue, qu'il trouvait délicieux, la femme bougé même ses orteils, répondant à la pression de la main du jeune garçon, sans aucun doute elle aimait cela se dit-il, et l'idée qu'elle ne l'est pas vu pensant qu'il s'agissait de la main de son compagnon le rendait encore plus excité. Un peu comme la sensation d'appuyer sur un bouton interdit sans que l'on s'en rende compte, mais avec quelque chose de plus, de nouveau, qu'il ne pouvait définir.

 

 

 

Il avait envie d'oser plus, égarer sa main sur le mollet, voir la cuisse de cette femme si inspirante. Cela devenait ludique, il cherchait à comprendre des sensations qu'il éprouvait pour la première fois, ne les comprenant pas toujours, et le spectacle de cette femme ravissante l'émerveillait à souhait.

 

Il se disait qu'au lycée, les femmes sont souvent raillées, mais ô combien son hypocrites ses camarades, car s'ils voyaient cette personne en cet instant se disait-il combien n'auraient pas essayer de lui faire ce que faisait cet homme avec elle!

 

Alors il décida de ne pas aller plus loin dans sa compréhension de la femme, il s'en tiendra à la sensation du pied qu'il arriva à tenir et qui réagissait avec une certaine douceur aux pressions de sa main.

 

Il rampait vers l'autre porte quant au moment où il se leva, il entendit une rumeur derrière lui, il se retourna et ses yeux rencontrèrent ceux de sa mère, pendant un très bref instant, leurs regards furent complices et tendres, mais très vite la stupeur fit place de part et d'autre. Natacha baissa les yeux et couvrit ses seins encore tous excités, dont les mamelons si tendus semblaient être prêt à épancher une goute de lait blanc.

 

Le mari éconduit le garçon au-dehors, pensant qu'il venait de s'égarer à l'instant dans la pièce... Le jeune homme venait de comprendre que cette femme si belle, si troublante, dont il venait de prendre le pied dans sa main avec tendresse et désir, n'était autre que celui de sa propre mère.

 

Quelle tempête en son esprit devait s'en suivre, il venait de découvrir la Femme au travers du corps de sa mère, qu'il vit comme un être de désir et de volupté, il sentait encore la présence de son pied en sa main, et ressentait comme une sorte de fourmillement dans la paume. Il fallait oublier cette après-midi, au risque de regarder sa mère comme une femme, et peut-être de continuer à la désirer.

 

De leur côté les parents étaient sans souci, l'épisode était clos,  Natacha ne se doutant pas que son fils l'avait touché dans une extrémité de son corps, et qu'elle avait réagit avec beaucoup de force à ce geste anodin, qu'elle pensait devoir à son époux.

 

L'après midi devait être oublié, mais pour combien de temps? Seul le jeune garçon le savait en lui-même, et plus jamais il ne pourrait regarder sa mère comme avant s'il ne devait enfouir ce souvenir au plus profond de sa mémoire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Article ajouté le 2006-04-03 , consulté 311 fois

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